Plainte contre un sextoy qui collecte des données plus que privées

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Avec le boom des objets connectés, les fuites de données personnelles connaissent également une nette hausse et la vie privée des consommateurs est de plus en plus menacée.

Depuis quelques jours, c’est un sextoy qui se retrouve sur le banc des accusés, le We-Vibe 4 Plus de la marque éponyme We-Vibe. En effet, celui-ci serait capable de collecter et d’envoyer à son fabricant, Standard Innovation, des données plus que personnelles : les dates et le temps d’utilisation, les programmes de vibrations préférés mais également la température du moteur interne… Pour un jouet intime, ce serait un comble ! L’objet en question était plutôt censé être connecté afin de permettre une utilisation partagée pour le couple même séparé par un continent, l’un pouvant contrôler le sextoy de l’autre grâce à une application dédiée (iOS et Android).

Tout a démarré par une conférence nommée Breaking the Internet of Vibrating Things : What We Learned Reverse Engineering Bluetooth – and Internet – Enabled Adult Toys lors de la célèbre convention Def Con le mois dernier à Las Vegas. Les speakers et hackers follower et goldfisk y ont affirmé avoir découvert que l’application, We-Connect, renvoyait à l’entreprise canadienne des renseignements plus qu’intimes à propos de ses utilisateurs. La marque s’était alors fendue d’un petit communiqué explicatif :

communiqué

C’est en apprenant tout cela qu’une utilisatrice a décidé de déposer une plainte auprès de la Cour de l’Illinois contre la société Standard Innovation, qui distribue la ligne We-Vibe et l’application associée, ayant profité « plusieurs fois» du produit sans avoir conscience que son application envoyait des données au sujet de ses pratiques sexuelles via son smartphone, et qu’elles pourraient être associées à son adresse e-mail.

A ce jour, le fabricant n’a pas commenté la plainte qu’elle n’aurait certainement pas encore pu consulter. Mais on peut considérer que la consommatrice qui en est à l’origine (qui désire préserver son anonymat) a jeté un pavé dans la marre avec une interrogation plutôt primordiale… Peut-on recueillir toutes les datas, quelles normes de collectes des données et de transparence pour les clients finaux… car ce qui s’avère exact pour les sextoys le sera obligatoirement pour l’IoT et ses objets connectés plus globalement.

1 Comment on "Plainte contre un sextoy qui collecte des données plus que privées"

  1. Je pense que la vie privé est un truc sacré pour chacun, aucun système ne doit s’introduire et collecter ces infos !

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